Du devis à la mission
Le devis signé fixe le périmètre. Il devient facture sans ressaisie, et ce qui n'y figurait pas reste hors périmètre — ce qui est précisément le but.
Freelances & consultants
Développeur, designer, rédacteur, traducteur, consultant : vous vendez du temps et de la matière grise. Chaque heure passée sur l'administratif est une heure que personne ne vous paie.
Le devis signé fixe le périmètre. Il devient facture sans ressaisie, et ce qui n'y figurait pas reste hors périmètre — ce qui est précisément le but.
Accompagnement récurrent, maintenance, régie : la facture se reproduit chaque mois au lieu d'être refaite. Un client au forfait, c'est douze factures identiques par an.
Les clients professionnels paient à 30 ou 45 jours, parfois plus. Les relances partent seules, avec les pénalités et l'indemnité légale déjà mentionnées.
La différence n'est pas qu'une question de prix — c'est qui porte le risque de dépassement.
Vous facturez des jours. Le devis fixe le TJM, une estimation de charge et ce qui se passe au-delà : si le dépassement se facture, dites-le. Sans cette ligne, l'estimation devient un plafond dans l'esprit du client.
Vous facturez un livrable. Le risque de dépassement est pour vous — d'où l'importance d'un périmètre écrit en lignes distinctes, et d'une rubrique « non compris » qui écarte explicitement ce qui n'entre pas dedans.
C'est là que le forfait dérape. Écrivez le nombre de séries de corrections comprises, et ce que coûte la suivante. Une ligne « deux allers-retours inclus » vaut mieux qu'une négociation le jour venu.
Code, textes, visuels, traductions : votre travail est protégé par le droit d'auteur. Ce que le client acquiert doit être écrit — usage, support, durée, territoire. Sans mention, la cession n'est pas présumée.
Le seuil qui arrive vite
C'est l'erreur la plus fréquente chez les indépendants : retenir le plafond du régime et ignorer le seuil de TVA, qui arrive plus de deux fois plus tôt.
La bonne nouvelle : si vos clients sont des entreprises, le passage est presque neutre. Ils récupèrent la TVA, donc vous ajoutez 20 % au-dessus de vos tarifs sans perdre en compétitivité — et vous récupérez la TVA sur vos propres achats.
Votre année en cours
Facturer un professionnel n'a rien à voir avec facturer un particulier.
Trente pour cent à la commande sur une mission de plusieurs semaines n'a rien d'agressif : c'est la norme. Ce qui l'est, c'est de porter seul la trésorerie d'un client dix fois plus gros que vous.
Le taux des pénalités de retard doit figurer sur la facture, et l'indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement est due par tout client professionnel en retard. Encore faut-il l'avoir mentionnée.
Il devient une mention obligatoire avec la réforme de la facturation électronique : sans lui, la facture ne trouve pas son destinataire. Prenez-le au moment du devis.
Questions fréquentes
Au-delà de 37 500 € encaissés en prestations de services — bien avant le plafond du régime micro à 83 600 €. Avec un TJM de 400 €, cela représente environ 94 jours facturés.
Oui, et c'est courant sur les missions longues. Prévoyez-le au devis : montant ou pourcentage, moment du versement, échéancier du solde. Un acompte engage définitivement les deux parties, à la différence d'arrhes.
C'est vivement conseillé dès que votre livrable relève du droit d'auteur — code, textes, visuels, traductions. Précisez l'usage concédé, le support, la durée et le territoire : sans mention écrite, la cession n'est pas présumée.
Une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, due par un client professionnel en cas de retard de paiement. Elle doit figurer sur la facture, aux côtés du taux des pénalités de retard. Elle ne s'applique pas aux particuliers. Voir toutes les mentions
Non. En micro-entreprise, ce que vous versez à un sous-traitant n'est pas déductible : votre chiffre d'affaires reste le montant facturé au client final. C'est l'un des cas où le régime micro cesse d'être avantageux.
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